Stage de cueillette en milieu urbain

A la rencontre d’une flore urbaine et sauvage…

Pour un(e) citadin(e) un tant soit peu sensible à son environnement immédiat, la présence du vert est vitale. Nos arbres, parcs et jardins nous reconnectent aux rythmes vivants, nous apaisent…
Mais, bien plus encore que cette végétation domestiquée, la petite vie sauvage qui s’immisce dans nos villes est un appel silencieux à renouer avec le végétal.

Alors que dire de ces friches « abandonnées » à la Nature, comme par exemple la petite ceinture parisienne, depuis longtemps désaffectée?
En l’espace de quelques décennies, cette ancienne rocade ferroviaire est devenu un laboratoire grandeur nature de la flore locale.
Ce qui n’a pas échappé à certains citadins qui se sont fait les pionniers d’une belle  démarche: réapprendre les plantes qui nous entourent, ici, dans nos villes.

Suivons les en cette frileuse matinée de novembre…

VUE RAILS

Escapade

Véronique, graphiste, en a passé du temps penchée sur son ordi… Puis elle a senti que quelque-chose manquait dans son quotidien. Ce quelque-chose, c’était la reliance à la Nature, tout simplement. Combien de Véronique en ce monde?
Sauf que cette Véronique là, elle va au bout de son ressenti:
Elle se forme à l’Ecole des Plantes de Paris, puis acquiert un diplôme universitaire en phytothérapie. Et voilà qu’elle anime aujourd’hui ces sorties botaniques, ainsi que des ateliers de DIY de produits naturels au sein de l’association Communerbe.

En ce dimanche matin, un petit groupe d’apprentis herbalistes pas trop frileux se rejoint aux abords de la Petite Ceinture.
Nous la découvrons frissonnante, un tapis de feuilles couleur rouille a été déroulé pour nous! Herbes et ronces entremêlées, lierres qui grimpent en toute liberté, amours non contrariées, c’est toute la poésie de ces friches où la Nature reprend ses droits… tandis que quelques tags gigotent ça et là.

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Un petit monde caché…

Véronique nous invite à ajuster notre regard: une foule d’alliées plus ou moins familières nous attends aux abords des vieux rails…
La reconnaissez-vous? Bien protégée par sa réputation de « méchante », elle prospère partout où l’humain s’installe.
Amie des (bonnes) sorcières qui s’en étaient faite une alliée, elle cache bien des vertus, et non des moindres.


Anti-oxydante, dépurative et reminéralisante, elle soulage les douleurs articulaires, les calculs rénaux et soutient tout le métabolisme.
Riche en protéines, en vitamines A et C (8 fois plus que les oranges!) et en minéraux (fer, magnesium et calcium). D’où la bonne idée d’en agrémenter les soupes.
Il faudrait presque une encyclopédie pour lister tous ses bienfaits!
Et oui, notre bonne vieille ortie! Ne serait-elle pas la Reine des Plantes qui soignent?

Autour d’elle gravitent d’humbles compagnes, aux noms délicieusement désuets: Chelidoine, Pariétaire, Plantain, Chénopode
Et ces grandes hampes qui colonisent mes pots de fleurs en été, voilà qu’enfin j’en découvre l’identité: la Vergerette, quelle fieffée coquine! Et bien il s’avère qu’elle possède des vertus anti-inflammatoire… Qui l’aurait cru?

Et qui se souvient des beignets de fleur de sureau préparés de nuit, sur l’arbre, pour les enfants émerveillés au matin? De la laitue laiteuse qui agrementait soupes et salades?

Ces anecdotes d’autrefois ne demandent qu’à être ravivées, ce que fait Véronique en toute simplicité.
Au gré de notre frileuse promenade, nous nous familiarisons avec tout ce petit monde.

Cueillir: oui, mais…

Vous vous en doutez, les citadins ne sont pas gâtés par la Nature pour ce qui est de cueillette: merci la pollution!
Mais consolons nous en pensant que nous sommes tout de même mieux lotis que les campagnards vivant aux abords de champs traités par les bons soins de Monsanto…

Alors, certes, nous ne remplirons pas notre panier de chasseur-cueilleur sur la petite ceinture parisienne! Mais Véronique nous signale l’existence de quelques friches saines, et nous rappelle que Paris voit fleurir moultes jardins partagés cultivés en bio, où foisonnent nos chères « mauvaises » herbes.
De quoi se consoler encore un peu plus…
Sans parler des bois avoisinants qui nous invitent à de vraies cueillettes hors-béton.
(Pour rappel, quelques règles d’éthique et de sécurité incontournables à lire ici… et oui, le pipi de renard, ça peut être fatal!)

Inspirés…

De retour sur l’asphalte et tout transis par la brume automnale, nous nous séparons avec un petit plus dans nos vies:
La fierté secrète de reconnaitre désormais celles qui auparavant n’étaient que touches de vert sur l’asphalte…
Désormais des connaissances, et pourquoi pas, des amies?

Pour aller plus loin:

https://www.communerbe.org
https://www.lechemindelanature.com/stages-plantes-sauvages/

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